Ma provence, mes passions

Après le bout du monde, de retour dans ma provence natale. Partagez avec moi toutes mes activités et loisirs ...

17 novembre 2008

Retrouvé il y a quelques semaines dans la bibliothèque, pour mon plaisir, et en attendant les avancées de petites croix et autres, je vous livre ici, un extrait de :

cigales

"Petites chroniques des cigales", de Magali Fillol, née à Hyères les Palmiers, au siècle dernier... 20ème siècle !

Les veillées à l'heure des châtaignes grillées

  "Lorsque octobre faisait mine de disparaître sur son tapis roussâtre de feuilles mortes et que novembre s'annonçait, portant en lui les premières froidures, on se réunissait au bastidon de mamé pour une soirée castagnade (châtaignes grillées).
   Ces veillées, tout près de la cheminée, donnaient naissance à des récits où le pittoresque et la poésie s'épousaient dans la clarté vacillante qui nous enveloppait.
   Comme dans un écheveau de fils emmêlés, on débrouillait dans le détail des souvenirs pendant que les châtaignes grillées répandaient dans la pièce une odeur pénétrante de feu de bois. Il y avait toujours en cette saison, dans une jarre au ventre grasouillet, des branches d'arbousiers et de bruyères mauves qui faisaient rêver la vieille Victorine.
   Toine, du bout de l'antique tisonnier, taquinait les castagnes. C'était un faiseur de phrases qu'on appelait amicalement "mèstre la Logique".
   Souvent, souvent, il glissait cette phrase dans une conversation animée : "L'expérience est une lanterne accroché dans le dos pour éclairer le chemin parcouru".
   Il y avait dans cette homme de petite taille un immense attachement aux traditions et un profond culte du passé.
   La châtaigne rôtie faisait un petit bruit sous nos doigts.
   Pendant que la vieille Victorine suçotait des châtaignes séchées ramollies dans du lait tiède, les plus jeunes emprisonnaient dans le creux d'une main un peu de farine de ce fruit pour souffler dessus et la répandre sur le visage du voisin, ce qui donnait immédiatement à ce dernier l'apparence d'un Pierrot, et déclenchait le comptine ..." Au clair de la lune..."
   Dans un rire sonore, les anciens mêlaient leurs voix de sopranos chevrotantes et de ténors enroués. Puis, un bref silence servait d'ouverture au récit. On se rapprochait et chacun trouvait son coin.
   Léonard racontait les récoltes. Alphonse, le service militaire où le caporal se prenait pour le général Cadorne. Quant à la mamé, la fouille des souvenirs lui allait bien, mettant du rose sur ses joues et plein de bleu dans son regard, tandis que ses petites mains usées par les bugades (lessives) se serraient sur son tablier, chaque ride traduisant un doux bonheur. Une poignée d'heures l'avait rajeunie.
   Sur le toit du bastidon, une lune toute ronde jouait à cache-cache avec l'ombre des cheminées et octobre s'en allait doucement...
   Alors novembre arrivait, vêtu de gris, annonçant les premières froidures."

... @ bientôt,...

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20 octobre 2008

porcelaine de Digoin, assiettes et bols

Parce que nous aimons les vieilleries, de la vaisselle, en passant par les meubles et le linge...

Parce que je trouve plein de charme à cette vaisselle, pourquoi la laisser s'ensommeiller dans un coin de la maison. Les soupes du soir sont versées dans les assiettes en porcelaine de Digoin (qui bien souvent sonnent "creux") et les petits-déjeuners pris dans les vieux bols... même si les rééditions sont belles, le charme n'est pas le même...

Je me souviens des goûters pris en sortant de l'école primaire, la maison de village, une odeur de bois qui brulait sûrement dans quelques cheminées avoisinantes, un grand-père dont les poches tintaient à chaque pas, l'odeur du chocolat au lait, fumant dans un bol orné de roses... Comme le temps passe vite.

Mignonne, allons voir si la rose...

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vêprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! Voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ! Ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

"Odes", Pierre De Ronsard

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La période rouge est aussi terminée, quelques finitions, et je vous montre le tout, très bientôt,

Valérie

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18 avril 2008

belles écritures, brioche et confiture !

Alors qu'il y a quelque temps, nous dégustions notre première anchoïade maison sur la terrasse,

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depuis que les vacances de Toussaint d'Avril ont commencé, il fait gris, il pleut, il fait gris, il pleut, un peu de soleil, puis rebelote.
"En Avril, ne te découvre pas d'un fil", cela ne risque pas de nous arriver !

Donc, programme de cet après-midi :

Confiture de fraises

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brioches maison,

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et clafoutis aux pommes, que je dois faire après ce post.

Pour mettre un peu de soleil dans nos coeurs, photos prises un jour de soleil :
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Minou le Tahitien : tiens ! il va ENCORE pleuvoir, fichu pays !!!

Laetitia nous parle d'ouvrages non terminés, et ici, il n'y a que ça ces derniers temps. Effectivement depuis notre retour, Banania à la tête dans un tiroir, peut-être va-t-il falloir qu'il en sorte un jour, afin de prendre la place qui lui est réservé sur le mur de la cuisine....

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Nostalgie :

il y a quelques jours j'ai acheté ceci :

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"Génération 1967"

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"La géographie de nos grands-mères"

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"Mon cahier d'école année 1932"

et donc ceci m'inspire cela :

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Océano nox

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Les genêts

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La maison natale

cahier de récitation de "pépé", lorsqu'il portait culottes courtes et cheveux bouclés. Rien à voir, et c'est bien dommage pour l'écriture, avec les photocopies de récitations actuelles :

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Tout va trop vite, même l'écriture se perd.
Et comme le genre humain est en perpétuelle mutation pour s'adapter au monde qu'il crée, un jour prochain, il naitra sans jambes (peu à plus utiles) et avec des mains de dix doigts chaque, juste pour que je puisse taper sur le clavier plus rapidement.
Sur ce trop plein d'imagination, je vous laisse pour aujourd'hui, le goûter m'appelle...

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cerises
Pour un peu de fraîcheur, de légèreté, cliquez sur "Miss cerise" !

Valérie

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25 janvier 2008

Ancien générique cinéma de FR3

Ancien générique cinéma de FR3

Vous en souvenez-vous ? Pour moi c'était l'autorisation de regarder la télévision, le samedi soir, quand nous dormions chez mamie 'pompon"...

Bonne fin de semaine, Valérie

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08 février 2007

Nostalgie dans la cuisine

GNOCCHI A LA POMME DE TERRE

Cela faisait longtemps que je voulais en faire, et, en mémoire me revenait cette recette de Mamie Pompon, confirmée par Luciana, qui y ajoute du parmesan…..

Gamines, mes sœurs et moi, passions beaucoup d’après-midi et pas mal de vacances chez nos grands-parents. Là, nous nous amusions de rien, nous inventions des histoires faites de cartons et de bouts de tissus et pédalions beaucoup….( jamais plus loin que le pâté de maisons !)… lorsque la télé chauffait.
Et oui, à l’époque (70-80), les télés chauffaient – façon qu’avait mamie de dire qu’il fallait éteindre cette dernière-.
Grâce aux « visiteurs du mercredi » nous échappions aux cours de basket (les parents l’ignoraient), mais lorsque les visiteurs se mettaient à chauffer à leur tour, il était temps pour nous d’aller prendre l’air. Et oui, notre mamie est ainsi, très peu de patience lorsqu’on reste « dans ses pattes ». Mais c’est avec elle, que j’ai appris à faire les gnocchi à la pomme de terre et son fameux gâteau de semoule aux raisins, accompagné d’une confiture d’abricots. Même si, très souvent, chez elle, nous avions droit à des nouilles bien beurrées que l’on couvraient de gruyère rapé et de rouge (edam brisant), accompagnées d’une « côtelette de cochon » cousine pas très lointaine de la côte de porc !!!! (c’est comme ça qu’elle disait).

GNOCCHI :

De parents immigrés italiens (Pellegrino),
elle avait cette recette sans quantités réelles :

Pommes de terre, Œufs, Farine, Sel et parmesan (petite touche de Luciana).

Cuire les pommes de terre épluchées, à la vapeur, les passer au moulin à légumes, laisser refroidir, ajouter 1 à 2 œufs, du sel et du parmesan râpé. Puis la farine, tout en mélangeant, jusqu’à ce que la boule de pâte obtenue semble à bonne consistance. De cette boule faire des portions, que l’on roule ensuite en boudins, qui sont à leur tour coupés en petits morceaux, puis roulés avec le pouce dans l’intérieur d’une fourchette. Fariner les gnocchi au fur et à mesure, puis les cuire dans de l’eau bouillante salée et huilée. Dès que ceux-ci remontent en surface, les retirer à l’écumoire, car ils sont cuits.

Longtemps j’ai dis : « il faudrait que j’essaie », « il faut que je me rappelle de la recette », les voilà enfin à déguster avec une bolognaise :

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Quand l’Italie nous chatouille les narines et les papilles, je crois que culinairement parlant, il n’est pas de frontière réelle à la cuisine. Notre cuisine ici est méditérranéenne, pleine de couleurs et de goûts, baignée aussi par l’Espagne, les pays d’Afrique du nord, avec beaucoup de recettes communes, seuls les noms différent.

Ainsi, à l’approche des différents carnavals, nous mangeons communément les fameuses oreillettes, fine pâte frite, coupée en rectangles avec la roulette, celle qui sert aussi à fermer ravioles, raviolis et chaussons, mais aussi crêpes dures dans le Poitou, bugnes à Lyon, Crostolli en Italie....

lagune venise venise2
venise1
Origine photo: source internet

Je ne pouvais vous parler d’Italie, sans vous parler du carnaval de Venise, qui se déroule cette année du 9 au 21 février 2007. Si la lagune vous tente,  pour moi se serait plutôt la mer adriatique, baignée du même soleil que la méditérranée. Lorsque vous regardez une carte, vous vous rendez compte que la botte italienne entre bien dans les terres, et que Venise se trouve presque au même niveau que Lyon. Mais pour ce qui est du porte-monnaie, prenez-le bien rempli avant de vous y rendre, car nous  -français- croyons toujours avoir un bon pouvoir d’achat face à l’Espagne et l’Italie…. Mais hélas, ce n’est pas à coup de 35 heures, de vacances à longueur d’année et d’arrêt maladie que nous allons pouvoir nous en sortir. « Qui va piano va sano », cette phrase j’aime souvent me la répéter, mais maintenant je crois que nous sommes bien à la traine derrière nos voisins du sud . Donc un porte-monnaie bien rempli, ou alors il faudra …

note_music_004 « laisser les gondoles à Venise… »….note_music_004

Si ça, c’est pas du papotage, franchement, ça y ressemble…

Prochain épisode culinaire : les oreillettes.

Posté par tahiti à 18:45 - Se souvenir des belles choses ! - Commentaires [6] - Permalien [#]
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